Universités françaises et « réfugiés » : éviter l’appel d’air [Enquête immigration – 2]

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Dans un article précédent, nous revenions sur la question de la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers afin de balayer certains fantasmes – propagés notamment par l’Unef – et de montrer en quoi cette mesure n’est en rien scandaleuse au regard du coût annuel que représente la scolarisation d’un étudiant extra-communautaire (hors UE).
L’aménagement de cursus pour les « réfugiés » est un autre sujet, qui se pose en particulier depuis la « crise des réfugiés » suscitée par les conflits syrien, irakien et libyen. Les universités françaises ont cherché à faire figure d’exemples dans l’accueil des « réfugiés », obéissant parallèlement à une pression par le bas puisqu’il leur est nécessaire de contenter les syndicats étudiants et les professeurs « engagés » afin d’éviter tout remous interne.

De quoi s’agit-il?

En novembre 2017, en France, ce ne sont pas moins de 35 universités qui accueillaient 18.000 « réfugiés » venus principalement du Moyen Orient et du Soudan. Ces nouveaux étudiants ont été accueillis dans de nouveaux cursus spécialement créés pour eux. L’Université Paris Ouest Nanterre avec son « pôle français pour étudiant étranger » propose des cours intensif pour de jeunes Irakien, Afghans ou Syriens. L’université Sorbonne-Université a créé son diplôme « Retour aux études supérieures des personnes exilées » (RESPE). L’Université Paris Panthéon-Sorbonne à quant à elle crée le diplôme « Sorbonne, Langues, Humanités, Citoyennetés » pour la rentrée 2017-2018.

À partir de mars 2017 avec le patronage du ministre Mandon et à l’initiative du vice-président de l’université de Strasbourg, Mathieu Shneider, un séminaire est organisé sur le thème de « l’accueil et l’information des migrants dans les universités ». Le séminaire donne lieu à une déclaration commune de création d’un réseau d’université qui voit le jour en septembre 2017. Le réseau MEnS (« migrants dans l’enseignement supérieur ») voit alors le jour. Il a vocation à « interpeller les acteurs politiques » autour de cette question, autrement dit de faire du lobbying. Le réseau a dès sa création par Thierry Mandon récolté auprès de ses partenaires une petite enveloppe de 400.000 euros.
Afin d’obtenir le financement, les universités doivent présenter un projet de formation auprès de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF). Dans la plupart des formations le niveau B1 ou B2 en français est exigé, et une présence se fait partiellement en ligne. Le niveau de maîtrise de la langue française et l’encadrement semblent donc être relativement souples.
La mise en place de ces formations est souvent l’initiative de groupes de professeurs ou d’associations et syndicats engagés à gauche ou à l’extrême gauche. À Sorbonne-Université le projet est à l’initiative de deux associations de ce genre, InFLEchir et Ouvrir P6. Il s’agit pour elles d’une petite aubaine pour décrocher des postes, l’instauration de ces diplômes autorisant par exemple la création de « parrains » pour chaque étudiant étranger.
Que penser dès lors de ces aménagements de cursus alors que l’université française n’est pas au meilleur de sa forme et qu’elle souffre déjà d’une trop forte affluence d’étudiants nationaux ?

Une solidarité dévoyée car généralisée

Lorsque le statut de réfugié politique constitue véritablement un critère nécessaire à l’intégration dans un cursus universitaire aménagé, ce qui semble être le cas aujourd’hui, nous n’y voyons aucun inconvénient. Le statut de réfugié est accordé à titre temporaire, et, dans l’attente d’un retour dans les pays qu’ils ont dû quitter (dans le cas syrien, ces retours sont de plus en plus envisageables désormais à mesure que se renforce la stabilité du pays), il n’est pas scandaleux que des étudiants syriens ou irakiens poursuivent d’une manière ou d’une autre leur scolarité. En revanche, afin que cette véritable solidarité ne soit pas détournée et dénaturée, il est indispensable de maintenir un strict contrôle de ce statut, et de veiller à ce que les formations aménagées ne soient pas élargies aux « migrants » ou aux dits « exilés ».
Car le statut d’étudiant débouche en France sur toute une panoplie de garanties et sur des avantages financiers certains. Nous montrerons dans une prochaine étude comme certains hommes (car oui les femmes se font souvent bien rares…) profitent du système universitaire français comme d’une voie alternative d’immigration illégale afin de bénéficier d’avantages sociaux. Certains syndicats d’extrême-gauche profitent d’ailleurs dans nos universités du manque d’autorité de l’État français en matière de lutte contre l’immigration illégale. Ce fut notamment le cas à l’Université Paris 8- Saint Denis au sein de laquelle s’était constitué un véritable squat de clandestins originaires d’Afrique subsaharienne. Nous avions révélé médiatiquement ces pratiques scandaleuses et dénoncé le régime de crainte qui s’était installé sur ce site (https://twitter.com/CocardeEtud/status/976166464301555712).

À l’image de notre système social, notre système universitaire souffre de toutes ces faiblesses accumulées, de toutes ces largesses injustifiées et de toutes ces ouvertures au grand large. Surtout, toute solidarité authentique, forcément restreinte donc, est depuis des décennies toujours dévoyée au nom d’un humanitarisme de façade qui cache en fait une idéologie sans-frontiériste. C’est pourquoi l’ouverture de filières aménagées pour les réfugiés irakiens ou syriens, initiative louable à l’origine, risque en France d’aboutir à une généralisation de ces cursus à tout individu débarqué illégalement sur notre territoire. Il s’agira de veiller, une fois la situation irako-syrienne stabilisée et les retours des réfugiés assurés, que ces filières soient fermées.
L’Université ne doit en aucun cas devenir un moyen de faciliter l’accueil de personnes arrivées clandestinement en France. Elle a une mission et un devoir de transmission et de recherche qu’elle doit à la population française d’abord, et son ouverture aux étudiants européens ou étrangers se réalise par des conventions et des coopérations officielles d’universités à universités, de pays à pays. Elle ne doit pas être un centre militant pour organiser, favoriser et promouvoir la submersion migratoire. La Cocarde Étudiante sera en première ligne pour enquêter sur les initiatives universitaires qui iraient dans le sens de ces dérives idéologiques, un travail que trop peu osent se permettre par peur de faire face aux anathèmes de la bien-pensance.

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Notre association est le dernier rempart idéologique aux théories de l’extrême gauche dans les universités: islamisme, indigénisme, haine de la France et de l’homme blanc, etc. Nous menons ce combat seuls: La Cocarde Etudiante est une association indépendante de tout parti politique, elle ne touche, contrairement à ceux qu’elle dénonce, aucune subvention de l’Etat. En nous faisant un don vous nous permettez d’acheter le matériel nécessaire à notre militantisme: tracts, affiches, autocollants, banderoles et même ce site internet. Sans le soutien financier d’un petit nombre de donateurs nous n’existerions plus aujourd’hui. 

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