Étudiants étrangers : trop de générosité tue la générosité

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étudiants étrangers en cours
En annonçant vouloir augmenter les frais d’inscription pour les étudiants étrangers hors UE, le gouvernement suscite des réactions épidermiques et l’on crie déjà à l’affreuse « préférence nationale ». Rappelons quelques faits et quelques chiffres. Le nombre d’étudiants étrangers doit doubler d’ici 2025, alors qu’il est déjà de plus de 320.000 aujourd’hui, soit 1 étudiant sur 8!Le motif « étudiant » de l’immigration a battu des records l’an passé avec plus de 90.000 titres délivrés. Jusqu’à présent les frais d’inscription en licence et en master pour les étudiants étrangers étaient de 170 et 243€ respectivement ; ils doivent être portés à 2770 et 3770€ ce qui représente toujours moins du tiers du coût réel de la formation. D’autant que l’accueil d’étudiants étrangers a un coût : 1 an de scolarité représente 14.000€ pour le contribuable, soit une charge publique de 4 milliards par an.À partir de 2019, les étrangers qui auront obtenu un diplôme niveau master en France et qui étaient retournés dans leur pays d’origine pourront bénéficier d’un titre de séjour pour revenir en France y chercher du travail. Et les bourses d’État leur étant accordées vont passer de 7.000 à 15.000. Près de la moitié des étudiants étrangers sont originaires d’Afrique du Nord et d’Afrique subsaharienne. S’ils sont au même titre que les autres les bienvenus, signalons tout de même qu’en 2009 par exemple, 54% des étudiants issus de ces pays et entrés 7 ans plus tôt en France avec le statut étudiant y résidaient encore, dont plus de 40% en ayant abandonné ce motif « étudiant ».Par bien des aspects le statut d’ « étudiant étranger » finit par être une voie alternative d’immigration, et cela alors que notre pays est saturé à tout point de vue. La Cocarde Étudiante d’une part soutient l’augmentation des frais de scolarité pour les étudiants étrangers dans la mesure où celle-ci reste raisonnable eu égard aux nombreux bénéfices que ce statut accorde, d’autre part elle s’oppose à l’augmentation du nombre de titres d’étudiants étrangers alors que nos amphithéâtre sont déjà saturés en ce qui concerne les nationaux.
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