Féminisme : aller à l’essentiel.

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[Article rédigé à l’occasion de la Journée internationale de la femme]

En ce 8 mars, il semble essentiel pour les jeunes femmes de droite de se manifester et d’affirmer une fois de plus l’importance du féminisme dans la société actuelle.

Le féminisme et les femmes ont fait de nombreuses fois leurs preuves dans l’histoire, à commencer par Hubertine Auclert, célèbre suffragette française sans laquelle il leur serait impossible de voter la semaine prochaine. Cependant, force est de constater que le féminisme attire les foudres de toute part ; nombreux sont ceux qui affirment qu’il n’a aujourd’hui plus lieu d’être. À tort.

FéminismeS

Les militants de l’UNEF Nanterre posant fièrement à côté d’une plaque renommant un amphithéâtre à la gloire de Beyoncé…

Tout d’abord, il semble indispensable de redéfinir ce qu’est le féminisme. Né dans sa forme moderne au cours du XIXe siècle, il s’inscrit dans la continuité d’une philosophie libérale préconisant l’égalité politique entre l’homme et la femme, et cherche à étendre le champ d’action des femmes dans la société. Si le féminisme présenté ainsi semble aller de soi dans une société démocratique, il faut cependant se rendre à l’évidence : le féminisme moderne est loin de faire l’unanimité dans l’opinion publique et plus encore d’être homogène. Il se divise en différents mouvements, plus ou moins radicaux.

Alors que le féminisme dit « libéral » a depuis le siècle passé permis l’accès facilité à l’éducation, au vote, au travail, au droit de propriété des femmes et sans pour autant dénigrer le rôle des hommes et pousser à la haine de principes français tels que la galanterie, d’autres branches du féminisme poursuivent des intérêts qui semblent relativement abstraits, voire totalement déconnectés de la réalité.

En effet, est-il réellement nécessaire et crédible d’oeuvrer pour la féminisation de termes dans le dictionnaire, l’écriture inclusive, le changement des termes de “droits de l’Homme” en “droits de l’humain”, la lutte contre un pseudo patriarcat blanc oppresseur, ou encore le baptême des amphithéâtres avec le nom de femmes censées être “influentes” (en choisissant bien entendu le nom de femmes qui participent à l’hypersexualisation et la vulgarisation de l’image de la femme, décrédibilisant ainsi le combat des femmes pour la reconnaissance de leurs droits), lorsque les femmes dans les monde sont confrontés à des mariages forcés, à l’excision, et autres violations intolérables des droits et libertés fondamentaux de l’Homme ?

Le silence du féminisme sur les viols, l’insécurité, le proxénétisme de banlieue est-il réellement sérieux face à la gravité de ces questions ? L’agressivité, la diffamation et le harcèlement qu’essuient les femmes de droite de la part des féministes extrémistes de gauche est-il vraiment en cohérence avec les combats féministes ? Encore aujourd’hui [hier], l’agression du collectif féministe Némesis au cours de la manifestation pour cette Journée internationale de la femme, alors qu’elles ne faisaient qu’évoquer légitimement la part jouée par l’immigration dans l’insécurité croissante du quotidien pour les femmes françaises, en est la preuve. Beaucoup considèrent que ce néo-féminisme décrédibilise totalement le mouvement.

 

L’herbe est moins verte ailleurs… 

Femme afghane lapidée à mort (2015)

Peut-être serait-il bon de redéfinir les priorités pour le respect des droits des femmes. En effet, lorsque l’on prend du recul sur la place de la femme dans le monde, la réalité concernant leurs droits au-delà de nos frontières est consternante : servitude domestique, travail forcé, esclavagisme sexuel, violences verbales, physiques ou sexuelles, viol employé comme arme de guerre civile, mariages forcés de mineurs (dont les chiffres ne cessent d’augmenter dans certains pays), médiocrité de l’accès au soin causant des décès au cours de la grossesse ou en couche, discrimination dans l’emploi, dans l’accès à l’éducation,… sans compter l’interdiction de publication de statistiques dans ces domaines, et le silence voire la normalisation qui entourent ces violations des droits élémentaires dont sont encore victimes les femmes sont des faits avérés qui doivent être combattus dans de nombreux pays, et parmi lesquels on peut citer l’Inde, l’Afghanistan, la Syrie, l’Arabie Saoudite, le Nigeria.

… mais pourrait l’être encore davantage ici ! 

Toutefois, quand bien même la situation des femmes en France est aujourd’hui incomparable avec ce que l’on peut observer ailleurs, il reste des domaines où le féminisme classique peut et doit agir. Il vise l’amélioration des conditions des femmes dans trois domaines principaux.

Dans le monde du travail d’abord. Le « plafond de verre » dans le monde de l’entreprise et dans l’accès aux postes de direction de grands groupes relève avant tout de l’ordre psychologique, et il est donc bon pour l’ensemble de la société qu’aucune femme ne s’interdise une carrière pour laquelle elle aurait tous les talents et toutes les compétences nécessaires. De plus, dans ce domaine, les efforts pour la protection des femmes face au harcèlement au travail, l’amélioration des conditions de mise en place des congés de maternité et le respect des femmes souhaitant être mère au foyer sans les blâmer ni les accuser de participer à une société prétendue patriarcale doivent être poursuivis.

Dans le domaine de la justice ensuite. Il convient de mieux prendre en charge les femmes victimes de violences conjugales, d’agressions sexuelles ou psychologiques.

Sur le plan social enfin. Certaines maladies, notamment gynécologiques, restent mal traitées en France en raison de l’insuffisance d’études faites dans ces domaines. L’accès aux protections hygiéniques est particulièrement difficile pour de nombreuses femmes en situation de précarité, et bien que certaines féministes s’emparent de manière caricaturale de cette question, l’État pourrait agir pour le rendre plus abordable. Enfin, avec l’explosion du nombre de divorces depuis de nombreuses années, il est urgent de se pencher sur le sort de ces milliers de femmes seules qui doivent bien souvent faire vivre leurs enfants.

 

Au-delà de Clémentine Autain

En ce 8 mars, et pour ne pas réduire les femmes à la simple posture victimaire, nous voulons conclure en rappelant leur importance dans l’Histoire et les modèles de courage ou d’érudition qu’elles nous offrent, à tous. Par exemple nous pouvons citer Marie Curie, Marie Marvingt, Claudie Haigneré, Madeleine Brès, Marthe Condat, dont les noms sont peu connus, qui ont cependant permis des avancées extraordinaires particulièrement dans le domaines des sciences ; l’importance des femmes durant les guerres, qui travaillèrent pour remplacer les hommes, bravant certains interdits, ou encore celles qui se sont illustrées dans la Résistance à l’occupation allemande lors de la Seconde Guerre mondiale, par amour pour la France (Simone Segouin, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Jacqueline Pery d’Alincourt, Marie-Madeleine Fourcade et de nombreuses autres).
Ces femmes d’exception nous prouvent que les femmes n’ont nullement besoin d’user de leurs charmes pour être admirables, qu’elles sont intelligentes, courageuses, travailleuses. Elles prouvent également que les femmes, si quelqu’un en doutait encore, ne sont pas des objets sexuels mais bien des êtres humains dotés d’une conscience et d’une intelligence, ce qu’il n’est pas ridicule de réaffirmer à l’heure de l’hypersexualisation des réseaux sociaux, de la télévision, des magazines, d’internet ou des clips musicaux.

Limiter la femme à son corps sous couvert d’une libération sexuelle, en plus de constituer une profonde régression dans le féminisme classique qui se préoccupait d’éducation, de citoyenneté ou de travail, serait aussi et surtout une véritable négation de notre civilisation dans laquelle les femmes ont pu s’exprimer de bien d’autres nobles manières !

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