Qui vous dit que c’était une femme?

Le 28 décembre 2022, le compte Instagram féministe @limportante.fr publiait un top 5 de ses publications les plus aimées en 2022. La première était la redécouverte d’une tombe d’un chef de guerre Viking en Suède, que l’on croyait être un homme, et qui s’est révélée être celle « d’une cheffe ». 

Mais était-ce une femme ? 

Comment les chercheurs ont-ils pu oser préjuger du genre de cette personne, rien qu’avec ses ossements ? Peut-être se sentait-iel (?) homme, ou non-binaire ? 

Ou alors y a-t-il là une limite à la théorie du genre ? Cette découverte par analyse ADN est peut-être la preuve que, quel que soit le genre auquel l’on prétend appartenir, même si l’on effectue des modifications chirurgicales jusqu’à nos parties génitales, la réalité de nos corps, de nos ossements, de notre ADN… nous rattrapera-t-elle in fine

« Qui vous dit que je suis un homme ? », « il ne faut pas confondre expression de genre et identité de genre ». On se souvient tous de cette vidéo. Elle avait suscité moqueries et rires collectifs, tant on trouvait ces revendications ridicules. Aujourd’hui, ce même discours est non seulement audible, mais socialement incontestable : celui qui exprime son désaccord est jeté dans la cage des transphobes. 

La néo-féministe, intersectionnelle et pro-LGBT, déteste préjuger du genre des êtres humains qu’elle croise. Plus tard, – c’est déjà le cas aux Etats-Unis – elle n’osera plus préjuger qu’ils sont humains, car ce serait leur nier la possibilité de se sentir loup. Ou chien. Ou chat. 

La féministe d’aujourd’hui pose un « principe d’auto-détermination du genre », pour reprendre la terminologie onusienne. Elle refuse que le sexe biologique, anatomique, chromosomique, nous détermine, et détermine notre identité de genre. 

Par conséquent, elle rejette en bloc la binarité des sexes. Appelée à se prononcer sur la question de la reconnaissance d’un sexe neutre à l’état civil, la Cour de cassation, institution fasciste bien connue, affirme, dans un arrêt du 4 mai 2017, que « la dualité des énonciations relatives au sexe dans les actes de l’état civil poursuit un but légitime en ce qu’elle est nécessaire à l’organisation sociale et juridique, dont elle constitue un élément fondateur ». 

Cette découverte archéologique a fait des heureuses parmi les féministes luttant contre le Patriarcat Blanc hétéro-cisgenre : enfin une femme à la tête d’un clan ! L’on pourrait soupçonner que l’absence d’indignation envers cette transphobie scientifiquement organisée, et donc l’acceptation de la dictature totalitaire de la réalité biologique, servent un féminisme qui essaie de picorer et de s’approprier chaque nom de femme qui apparaît dans un manuel d’histoire. 

L’occasion rêvée pour les féministes, au grand dam du génie lesbien, de lire des livres d’histoire, malheureusement souvent écrits par les hommes. On devrait leur retirer le droit de vote, tiens : “No uterus, no opinion”. 

Le féminisme postmoderne reprend tous les codes d’une sorte de néo-marxisme appauvri et réduit à sa compréhension la plus superficielle : il y a les méchants (les oppresseurs), et il y a les gentils (les opprimés). La féministe pense que ce schéma est systémique et organisé depuis la nuit des temps par des hommes qui se seraient jadis réunis dans une grotte pour décider du destin de l’humanité pour les cinq prochains millions d’années.

La féministe d’aujourd’hui est la plus grande ennemie des femmes. 

Pire, elle est misogyne : elle qui ne veut rien essentialiser, l’aboutissement logique de son combat pour la non-binarité sexuelle des rapports sociaux est de nier l’existence du sexe féminin, de le mépriser, de parler de la condition féminine comme d’un fardeau, et réduit ce qui reste de la femme à une victime éternelle, en n’accordant aucun crédit aux apports des femmes dans l’histoire (de quoi ravir Catherine II de Russie, Cléopâtre et la Sainte Jeanne d’Arc).

Les anciennes féministes, qui n’ont pas eu la chance de connaître Netflix (encore un coup du Patriarcat), voulaient promouvoir la femme. La féministe d’aujourd’hui, dans une volonté d’intersectionnalité des luttes avec celles du mouvement LGBT, ne sert plus la femme. Elle sert les transsexuels et les Drag Queen qui, pensant la féminité comme un apparat, un costume à la mi-carême, détruisent la femme. 

La féministe d’aujourd’hui en continuant à s’appeler de la sorte, accapare la bonne image unanime dont jouit le premier féminisme : personne ne peut être contre les droits et les libertés des femmes, ni contre l’égalité des sexes. La néo-féministe en a cure, elle a un combat bien plus important à mener : celui contre le rasoir et les légumes, tripaliums modernes, imposés par vous-savez-qui. Elle fait de la pilosité et du surpoids un instrument de son indépendance. #GirlPower. 

Grosse et poilue : la féministe d’hier rejetait cette caricature du machiste, la féministe d’aujourd’hui en épouse tous les codes.

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