Grand Remplacement : êtes-vous complotiste ?

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Nous avons tous déjà entendu le dicton selon lequel « qui veut noyer son chien l’accuse de la rage ». Dans la sphère politico-médiatique prolifère depuis quelques années déjà un mécanisme bien connu, qui pourrait ressembler à ceci : « qui veut nier un phénomène ou une théorie l’accuse d’être complotiste ». Remarquable coup pour noyer le poisson.

Le concept qui peut s’enorgueillir d’avoir été le plus souvent la cible de ce stratagème est assurément celui de l’écrivain Renaud Camus, le Grand Remplacement. Par un tweet, nous proposions il y a quelques mois la loi suivante : plus une personne parle du Grand Remplacement en des termes disqualifiants (“complotiste”, “suprémaciste”) moins elle en a lu de lignes. Car il n’est pourtant pas nécessaire d’aller jusqu’au terme de l’ouvrage Le Grand Remplacement pour tomber sur le passage suivant :

« Cela dit j’avoue m’intéresser assez peu – on me l’a reproché – à l’identification précise des responsables de la désastreuse situation actuelle, à savoir le changement de peuple en cours. La première urgence, quand il y a le feu à la maison de retraite, n’est pas de savoir dans quelle chambre un malheureux s’est montré imprudent avec sa cigarette. Je doute fort, de toute façon, qu’un beau jour un groupe d’individus puissants et mal intentionnés se soient réunis dans un bureau, un salon ou une salle de conférence, pour décider qu’il fallait imposer à la France et à tous les pays d’Europe un renouvellement radical de leur population.»

 Mais nous attendons là beaucoup trop de rigueur intellectuelle de ce qui compose aujourd’hui la classe journalistique, ou de courage si l’on pense au Figaro qui n’a jamais pu produire le moindre article objectif sur l’œuvre pourtant étoffée de Renaud Camus.

Pour le tâcheron journaliste, quand il n’existe pas de dépêche AFP fraîchement tombée, Wikipédia est alors d’un précieux secours. L’entrée « Grand Remplacement » existe bien, et il est tout à fait instructif de noter que la définition proposée, à l’origine plutôt fidèlement restituée par l’ « encyclopédie libre », a depuis fait l’objet d’une véritable offensive éditoriale par laquelle l’accumulation de citations d’articles – qu’importent leur qualité et leur objectivité – suffit pour transformer le corps du texte. C’est donc tout naturellement que le Grand Remplacement est devenu « une théorie complotiste d’extrême droite, raciste et xénophobe » (sic). Compte plus ce que des pigistes militants disent de l’œuvre que la mention directe de l’œuvre.

Mais n’est-ce pas de toute manière le propre du complotiste de nier son complotisme ? Refusant de croire à l’honnêteté de l’écrivain qui vient éparpiller leur accusation massue, et ne sachant surtout pas qu’il existait un livre complet et encore moins un discours originel traitant de la question, certains vont alors rebondir en rappelant que, quand même! Renaud Camus a directement inspiré l’auteur de l’attentat de Christchurch. Là encore, la vérité comptera pour presque rien : ni le fait que jamais le meurtrier ne cite l’écrivain ou ne fasse référence à l’ouvrage en dehors de la traduction du titre, et encore moins le fait que cet acte entre totalement en opposition avec un autre concept primordial de l’œuvre de Renaud Camus, l’in-nocence.

Mais une fois de plus, n’est-ce pas le propre du dangereux théoricien que de nier les effets délétères de ses thèses ? Il existe alors un ultime moyen pour le journaliste ou le contradicteur de s’en sortir et d’enfin coincer sa proie : le coup du « et alors ? » ou du « en quoi ça vous gêne ? ». De quasi criminelle et n’ayant rien à envier aux folies exterminatrices, ladite théorie est brutalement renvoyée à la plus extrême banalité. Oui monsieur, la population change, c’est vrai, mais d’une part ça ne date pas d’hier (la France terre d’immigration…), et d’autre part quel est le problème puisque, la France n’étant pas une race, elle peut donc s’accommoder de tout changement de population, aussi massif ou rapide soit-il ?

Tout à coup le Grand Remplacement existe donc bien. Il s’accomplirait même depuis un moment déjà, mais il ne faudrait rien en dire, simplement l’observer comme on observe un train passer. Plus facile alors d’être un homme de gauche ou un partisan de la marchandisation du monde puisqu’il vous suffira de valider ce constat mais de vous en réjouir, au nom de la « créolisation » pour les uns ou du renouvellement des générations pour sauver le système économique pour les autres.

D’autres tactiques éculées sont encore disponibles pour l’inquisition médiatique ou pour le « spécialiste », comme la mystification par laquelle les naturalisations massives font disparaître les étrangers et presque stagner leur pourcentage de la population, mais elles impliquent un débat argumenté et « chiffré » qui tourne de plus en plus rarement en la faveur de celui qui nie le Grand Remplacement. Ceux qui entrent dans ce débat font d’ailleurs fausse route puisque Renaud Camus répète à qui veut l’entendre que le phénomène qu’il décrit est fondamentalement une question de sens et non de données.

Cette hypersensibilité médiatique doit nous dire quelque chose. Qu’un simple concept – qui décrit (entre autres) un phénomène dont finalement beaucoup s’accordent à valider l’existence mais sous d’autres appellations – puisse valoir une telle épreuve à celui qui le prononce ou ne le dénonce pas est assurément le signe que le plus grand tabou de l’époque est abordé. L’effet final recherché est de vous couper l’envie de revenir à la charge sur l’enjeu vital de notre temps, ou de vous pousser à n’y revenir que par le biais d’enjeux secondaires découlant tous du premier, comme la laïcité ou la sécurité. Ce n’est ainsi pas tant l’expression en soi de Grand Remplacement qui pose problème, mais ce qu’elle dévoile et ce qu’elle peut balayer comme mensonge (le faussel, écrirait le châtelain de Plieux).

La plus grande crainte de tous ceux qui combattent ce concept, ce n’est pas tant que les ouvrages de Renaud Camus se vendent dans les points Relay des gares de France et de Navarre, c’est que les Français voient réellement ce qu’ils voient, qu’ils se rendent compte de l’ampleur du phénomène historique en cours et, pire encore, qu’ils se disent qu’il faille l’interrompre.

 

 

 

 

 

 

 

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