Ceuta & la crise migratoire en Espagne : entretien avec Revolutio

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Alors qu’une énième péripétie de la “crise migratoire” a éclaté dans l’enclave espagnole de Ceuta, nous donnons la parole à un mouvement étudiant espagnol, Revolutio, avec lequel nous sommes en relation depuis plusieurs mois et espérons nouer des liens d’amitié. 
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1/Qu’est-ce que Revolutio ? Pourquoi avez-vous créé ce mouvement ? Quelles sont les principales idées que vous défendez ?

Revolutio est une association étudiante lancée à l’automne 2020 dans le but de créer un espace – jusqu’ici inexistant – au sein de l’université pour tous les jeunes qui sont critiques du “consensus progressiste”. Un espace qui réunit diverses idées habituellement associées à la droite comme le conservatisme ou le traditionalisme, mais d’autres aussi qui n’ont pas à proprement parler de nature politique, comme l’associationnisme ou le scoutisme. Nous essayons de diffuser ces idées tant au sein de l’université que dans d’autres lieux de la jeunesse.

Nos valeurs peuvent se résumer en quatre points :

  • La jeunesse : l’âge de la force et de la passion, qui doit se dédier à bâtir un futur et ne doit pas chuter dans l’hédonisme comme les générations qui nous précèdent.
  • La patrie : comme élément de communion culturelle avec nos voisins et face au mondialisme.
  • La famille : la défense de l’institution fondamentale de tout être humain qui permet la transmission du feu et de la tradition.
  • La liberté : pour pouvoir exprimer nos idées en toute liberté au sein de l’université sans être jugés par la “pensée unique” actuellement dominante.

 

2/ L’enclave espagnole de Ceuta fait la une de l’actualité, les médias parlent de plus de 5 000 clandestins marocains ayant traversé la frontière en quelques heures. Pourquoi une dégradation si rapide de la situation ?

Cela fait un moment que l’Espagne s’est désengagée de la protection de ses frontières. Avec des gouvernements qui réduisent toujours daavantage les dépenses consacrées à la Défense, nous dépendons de l’armée marocaine pour arrêter les vagues de migrants avant qu’elles ne parviennent à la frontière sud de l’Europe. La frontière de Ceuta et Melilla est équipée de barbelés et de moyens de sécurité mais les effectifs espagnols ne sont pas suffisants pour contenir les vagues de migrants sans l’appui de l’armée marocaine, ce qui nous rend complètement dépendants d’eux.

 

3/ Quelles sont les relations entre l’Espagne et le Maroc, entre les Espagnols et les Marocains ? Quel rôle joue l’Histoire ?

La “Marche Verte” du 6 novembre 1975 organisée par le roi Hassan II du Maroc.

Les relations entre l’Espagne et le Maroc sont tendues depuis qu’a eu lieu en 1975 la fameuse “Marche Verte” qui a provoqué l’annexion par le Maroc du territoire du Sahara espagnol. Depuis, divers conflits ont été résolus par voie diplomatique. C’est une question compliquée, étant donné que le Maroc est un allié clef des Etats-Unis et que, comme je le mentionnais ci-dessus, nous dépendons de son armée pour la protection de nos frontières.

La problématique des relations entre Marocains et Espagnols est une question à part. Ce qui nous parvient en Espagne n’est pas le “Marocain moyen”, mais le pire du pays : des jeunes à problèmes, des anciens détenus, des trafiquants de drogue… Leur capacité d’adaptation est nulle et leur unique objectif est de profiter autant qu’ils le peuvent de la “générosité” des gouvernements espagnols puis, une fois majeurs et les aides disparues, partir en France ou en Allemagne avec leurs parents. De sorte qu’ils ne s’adaptent pas et n’ont pas l’intention de le faire, ils se contentent de venir, de piller tout ce qu’ils peuvent et de s’en aller.

 

 

4/ Comment réagissent les partis politiques dans le pays face à cet événement ? L’opinion publique espagnole est-elle plutôt favorable à l’expulsion ou à l’accueil de ces « migrants » ?

En tenant en compte du fait que la gauche et l’extrême-gauche gouvernent l’Espagne, il ne faut pas s’étonner que le gouvernement ait hésité au moment de prendre des mesures fortes. Alors que certains parlent de “crise humanitaire” pour nommer ce qui est clairement une invasion et un acte de vengeance dedus Maroc, le gouvernement essaie sans succès d’utiliser la diplomatie et cède aux chantages du Maroc, un moyen dont, bien qu’il soit parvenu à contenir cette vague, je doute beaucoup qu’il empêche ces situations de se reproduire.

Le problème de l’opinion publique est plus compliqué. L’Espagne est en ce moment même une nation profondément divisée entre une “droite” préoccupée par le futur de son pays qui défend l’expulsion des migrants et une “gauche” urbaine, généralement de classe moyenne ou supérieure, favorable à l’accueil, qui se préoccupe seulement des sentiments et d’appliquer l’idéologie woke importée des États-Unis.

 

5/ Avec Ceuta et l’archipel des Canaries, l’Espagne est l’une des principales portes d’entrée de l’immigration en Europe. Qui accusez-vous ? les gouvernements espagnols successifs ? L’Union européenne ?  Les « droits de l’homme » ? Le peuple espagnol ?

Le Premier ministre espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, “accueilli” par la population espagnole de Ceuta…

Sans aucun doute aux gouvernements espagnols et, bien sûr, à l’Union européenne aussi. L’Espagne et l’Europe doivent tenir bon. On ne peut plus accueillir personne. Le Maroc n’est ni en guerre ni en train de vivre une grave crise, et pourtant les politiques d’immigration européenne et espagnole nous obligent à accueillir et à prendre en charge les coûts de tous les migrants mineurs qui, par exemple dans le cadre de ce qu’il s’est passé à Ceuta, peuvent être jusqu’à 2000.

Il est naturel qu’au vu de cette “générosité” les jeunes à problèmes du Maroc souhaitent venir en Espagne, qui leur assure une vie bien plus confortable que celle à laquelle ils pourraient rêver dans leur pays. Tant que ces mesures continueront d’être appliquées dans quelque pays européen, l’immigration massive se poursuivra.

 

6/ Croyez-vous que l’Espagne subit comme la France le « Grand Remplacement », c’est-à-dire un changement profond et rapide de son peuple et de sa civilisation par des populations étrangères ?

L’immigration massive est assurément un grand problème. Un problème qui dans le cas de l’Espagne est très récent, mais qui progresse très rapidement. Depuis dix ans la situation de nombreuses villes espagnoles, aussi bien grandes que petites, s’est bien déteriorée avec l’apparition de ghettos, l’augmentation de la délinquance et l’incapacité de certaines cultures de s’adapter à la nôtre. Dans le cas espagnol ce n’est pas seulement l’immigration africaine mais aussi celle d’origine latino-américaine. C’est incroyable de voir comment ces familles sont capables d’avoir cinq ou six enfants tout en sachant qu’ils ne pourront pas s’en occuper, ce qui incombe à l’État. Il est terrible que dans nombre de collèges publics les Espagnols sont déjà une minorité, et la situation va de pire en pire. Face à la crise qui se profile, la “solidarité” avec le migrant semble être un gaspillage qui ne fait que contribuer à la dégradation de notre société. Enfin oui, peut-être que derrière ces aides se cache la volonté d’en finir avec l’identité espagnole.

 

7/ Face au danger de l’invasion migratoire de l’Europe, pensez-vous appartenir à la civilisation européenne ? Que peuvent faire ensemble les pays européens pour retrouver leur identité, leur fierté et leur puissance ?

L’Union européenne, comme concept, est une grande idée. Néanmoins, elle ne sert actuellement qu’à imposer aux pays des politiques mondialistes et nous convertir en définitive en marionnettes du Fonds Monétaire International et des États-Unis.

La première chose qu’il manque en Europe est d’insuffler la fierté à ses citoyens. Commencer par proclamer que toutes les cultures ne sont pas égales. L’Europe est le berceau de la philosophie, de l’art gothique, du théâtre, de l’opéra… Nous devons nous résoudre à comprendre que la culture européenne est supérieure à n’importe quelle autre et qu’en être fiers est la base pour commencer à la défendre. Une fois passée cette étape, nous pourrons tenter de nous séparer de la sphère d’influence des États-Unis, omniprésente en Europe depuis l’application du funeste “Plan Marshall”. Cela exigera sans aucun doute la collaboration des différents peuples d’Europe.

 

8/ Pour conclure, avez-vous confiance dans la jeunesse espagnole, dans la jeunesse européenne ? Pourquoi continuer le combat politique ?

Notre génération est en train de comprendre certaines choses que les précédentes n’avaient même pas envisagées. Pour la première fois en Espagne et en Europe, il y a une génération de jeunes qui ne croient pas que tout ce qui est nouveau est mieux pour la simple raison que c’est nouveau, et qui regardent avec respect et fierté leur passé et leur tradition. Mais ce n’est que la graine. Qu’elle porte ses fruits ou non dépendra de la façon dont nous en prenons soin. Je suis certain que le travail que nous menons avec La Cocarde Étudiante ou Revolutio déterminera en plus ou moins grande partie non seulement le futur de nos pays, mais aussi celui de la culture occidentale. Pour cette raison, plus que jamais, notre travail politique est fondamental, pour faire pousser ces graines et qu’elles deviennent des arbres aux racines profondes.

Traduit par Gabriel S. 

Présence des militants de Revolutio lors du 10e anniversaire du 15-M (15 mai 2011) plus connu sous le nom de “Mouvement des Indignés” (Photo : Revolutio, 15 mai 2021).

 

Entretien en espagnol :

1/ ¿ Qué es Revolutio ? ¿ Pórque habéis creado este movimiento ? ¿ Cuáles son las ideas principales que defendéis ?

Revolutio es una asociación estudiantil que surge en otoño de 2020 con el fin de crear un espacio -hasta ahora inexistente- dentro de la universidad para todos aquellos jóvenes que son críticos con el “consenso progresista”. Un espacio en el que caben diversas ideas tradicionalmente asociadas a la derecha tales como el conservadurismo o el tradicionalismo, pero también otras sin cariz político tales como el asociacionismo o el escultismo. A estas ideas buscamos dar difusión tanto dentro de la Universidad como en otros espacios juveniles.

Nuestros valores se pueden resumir en cuatro puntos:

  • La juventud: la edad de la fuerza y la pasión, que debe entregarse a construir un futuro y no caer en el hedonismo como las generaciones que nos preceden
  • La patria: como elemento de comunión cultural con nuestros vecinos y frente al goblalismo.
  • La familia: La defensa de la institución básica de todo ser humano y la que permite la transmisión del fuego, de la tradición.
  • La libertad: para poder expresar nuestras ideas con libertad en la universidad sin ser juzgados por el “pensamiento único” actualmente imperante.

 

2/ La enclave española de Ceuta ha sido noticia de primera plana, los medios dicen que se trata de más de 5 000 clandestinos marroquíes que cruzaron la frontera en pocas horas. ¿ Puede explicar esta degradación muy rápida de la situación?

España hace tiempo que se ha desentendido de la protección de sus fronteras. Con gobiernos que cada vez reducen más el gasto en Defensa, tenemos que depender del ejército marroquí para que detenga las oleadas de inmigrantes antes de que lleguen a la frontera sur de Europa. La frontera de Ceuta y Melilla, cuenta con algunas alambradas y medios de seguridad, pero los efectivos españoles no son capaces de contener las oleadas de migrantes sin el apoyo del ejército marroquí, lo que nos hace completamente dependientes de ellos.

 

¿ Cuales son las relaciones entre España y Marruecos, entre los Españoles y los Marroquíes ? ¿ Qué papel tiene la Historia ?

Las relaciones entre España y Marruecos son tensas desde que en 1975 se produjera la famosa “Marcha Verde” que provocó la anexión del territorio español del Sáhara por parte de Marruecos. Desde entonces ha habido varios conflictos que se han resuelto mediante el uso de la diplomacia. Es un tema complicado, ya que Marruecos es un aliado clave de Estados Unidos y, como apuntaba antes, dependemos de su ejército para la protección de nuestras fronteras.

La cuestión de las relaciones entre marroquís y españoles es un tema aparte. Lo que nos llega a España no es el “marroquí medio”, sino lo peor del país: jóvenes problemáticos, exconvictos, traficantes de drogas… Su capacidad de adaptación es nula y su único objetivo es aprovecharse todo lo que puedan de la “generosidad” de los gobiernos españoles y cuando no les den más, al cumplir la mayoría de edad, irse a Francia o Alemania con sus parientes. Con lo cual ni se adaptan, ni tienen intención de hacerlo, simplemente vienen, saquean lo que pueden y se van.

 

¿ Cuál es la reacción de los partidos políticos del país frente a ese acontecimiento ? ¿ La opinión pública está más bien a favor de la expulsión o de la acogida de esos “migrantes” ?

Teniendo en cuenta que en España gobierna la izquierda junto con la extrema-izquierda, no es de extrañar que el Gobierno haya vacilado a la hora de tomar medidas contundentes. Mientras algunos medios hablan de “crisis humanitaria” ante lo que es claramente una invasión y un acto de venganza de Marruecos, el Gobierno trata de usar la diplomacia sin éxito y pagar los chantajes a Marruecos, una medida que, si bien ha detenido esta oleada, dudo mucho que evite que estas situaciones se vuelvan a producir.

La cuestión de la opinión pública es más complicada. España es ahora mismo una nación profundamente dividida entre una “derecha” preocupada por el futuro de su país que defiende la expulsión de los inmigrantes y una “izquierda” urbanita, generalmente de clase media o alta a favor de la acogida, ya que solamente se preocupa de los sentimientos y de aplicar la ideología woke importada de Estados Unidos.

España es una de las principales puertas de entrada de la inmigración hacia Europa con Ceuta y el archipiélago canario. ¿ A quién echarle la culpa ? ¿ A los gobiernos españoles sucesivos ? ¿ A la Unión Europea ? ¿ A los “derechos humanos” ? ¿ Al pueblo español ?

Sin duda a los gobiernos españoles y, por supuesto, también a la Unión Europea. España y Europa deben mantenerse firmes. No se puede acoger a cualquiera. Marruecos no es un país en guerra ni que esté pasando por una grave crisis, y sin embargo, las políticas de migración europeas y españolas nos obligan a acoger y costear los gastos de todos los migrantes menores de edad que, por ejemplo, en el caso de lo ocurrido en Ceuta ascienden hasta los 2000. Es natural que, en vista de esta “generosidad”, los jóvenes problemáticos de Marruecos intenten llegar a España, pues les asegura una vida mucho más cómoda que la que podrían soñar en su país. Mientras se sigan aplicando estas medidas en cualquier país europeo, seguirá existiendo una inmigración masiva.

 

¿ Creéis que España sufre como Francia el “Grand Remplacement” (Gran Reemplazo), es decir un cambio profundo y rápido de su pueblo así como de su civilización por poblaciones extranjeras ?

Sin duda la inmigración masiva es un gran problema. Un problema que en el caso de España es muy reciente, pero está siendo muy rápido. Desde hace unos diez años la situación de muchas ciudades de España, tanto grandes como pequeñas, se ha visto muy deteriorada por la aparición de ghettos, el aumento de la delincuencia y la incapacidad de ciertas culturas de adaptarse a la nuestra. En el caso español no es solo la inmigración africana, sino también la latinoamericana. Es increíble ver como esas familias son capaces de tener cinco o seis hijos ya que saben que no van a tener que encargarse de ellos, sino que lo va a hacer el Estado. Esto es terrible, en muchos colegios públicos los españoles son ya una minoría, y esta situación solo va a ir a peor. Ante la crisis que se avecina la “solidaridad” con el migrante se antoja un despilfarro que solo contribuye a la degradación de nuestra sociedad. Pero sí, parece que detrás de estas ayudas podrían existir unos intereses por terminar con la identidad española.

 

Frente al peligro de la invasión migratoria hacia Europa, ¿ penséis pertenecer a la civilización europeana ? ¿ Qué pueden hacer juntos los países europeos para que vuelvan a encontrar su identidad, su orgullo y su poder ?

La Unión Europea, como concepto, es una gran idea. Sin embargo, actualmente sólo sirve para imponer a distintos países políticas globalistas y convertirnos, en definitiva en marionetas del Fondo Monetario Internacional y Estados Unidos.

En Europa lo primero que hace falta es sembrar el orgullo en sus ciudadanos. Empezando por proclamar que no todas las culturas son iguales. Europa es la cuna de la filosofía, el arte gótico, el teatro, la ópera… Hay que volver a comprender que la cultura europea es superior a cualquier otra y estar orgullosos de ella es la base para empezar a defenderla. Una vez hecho esto podremos intentar separarnos de la esfera de influencia de Estados Unidos, omnipresente en Europa desde la aplicación del fatídico “Plan Marshall”. Para ello será necesaria, sin duda, la colaboración entre los distintos pueblos de Europa

 

En conclusión, ¿ confiáis en la juventud española, en la juventud europea ? ¿ Pórque queréis continuar la lucha política ?

Nuestra generación está empezando a comprender cosas que las anteriores ni siquiera se planteaban. Por primera vez se está dando en España y en Europa una generación de jóvenes que no cree que todo lo nuevo, por el simple hecho de ser nuevo, es mejor y que mira con respeto y orgullo a su pasado y su tradición. Pero esto es solo la semilla. El que de fruto o no dependerá de cómo la cuidemos. Estoy seguro de que el trabajo que hagamos desdeCocarde Étudiante o Revolutio determinará en mayor o menor medida el futuro ya no solo de nuestros países, sino de la cultura occidental. Por eso, ahora más que nunca, nuestra labor política es fundamental, para hacer crecer esas semillas y que se conviertan en árboles de profundas raíces.

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Notre association est le dernier rempart idéologique aux théories de l’extrême gauche dans les universités: islamisme, indigénisme, haine de la France et de l’homme blanc, etc. Nous menons ce combat seuls: La Cocarde Etudiante est une association indépendante de tout parti politique, elle ne touche, contrairement à ceux qu’elle dénonce, aucune subvention de l’Etat. En nous faisant un don vous nous permettez d’acheter le matériel nécessaire à notre militantisme: tracts, affiches, autocollants, banderoles et même ce site internet. Sans le soutien financier d’un petit nombre de donateurs nous n’existerions plus aujourd’hui. 

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