Qu’est-ce que le Bien commun ? 1/3

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Avant-propos

Depuis sa création La Cocarde Étudiante a fait le choix d’investir le combat des idées politiques, tant à destination des étudiants que du plus large forum politique. Nous exposons clairement notre volonté de participer à la refondation de la droite sur le plan intellectuel, dans le but de définir ce que doit être une Droite authentique. Celle-ci doit, entre autres, couper les ponts avec l’idéologie libérale et sa primauté accordée à l’individualisme et à l’économisme. Cette série en trois parties consacrée au Bien commun doit permettre de mieux faire connaître l’horizon politique vers lequel nous devons tendre.

L’homme, qui est par nature membre d’une communauté politique, est ordonné à elle comme la partie est ordonnée au tout ; de sorte que, pour lui, prendre part à la vie de la Cité ne relève pas d’une détermination contingente, mais bien de son Devoir. Mais, pour agir politiquement, il faut commencer par considérer quelle est la raison d’être de la vie politique, sa finalité ou cause finale. Or, la fin d’une chose est son bien (une chose tend naturellement vers sa fin, et « bonum est quod omnia appetunt ») ; et, la fin d’une communauté, c’est la fin commune à tous les membres de cette communauté. C’est pourquoi la cause finale de la communauté politique est le Bien Commun ; et c’est vers lui que notre raison, notre volonté, et tout notre être doivent tendre comme vers leur finalité.

I. L’homme, animal politique

Tout le monde le sait : Aristote définit l’homme comme étant « par nature animal politique » (Politiques, I, 2). Mais cette affirmation, loin d’être une espèce de postulat a priori, est la conclusion d’une observation attentive de la nature humaine.

La première spécificité de l’homme est le langage, entendu comme moyen de communication impliquant une réciprocité ; or, une telle aptitude naturelle ne peut se réaliser que dans le rapport à l’autre. De surcroît, l’homme n’est pas aussi protégé par la nature que les autres animaux (il n’a ni corne, ni griffe, ni vélocité dans la fuite…) et naît incapable de subvenir à ses propres besoins, demeurant tel jusqu’à un âge relativement avancé ; c’est donc qu’il a besoin d’une première société – qu’on appelle famille – pour subvenir à ses besoins. Aussi l’homme est-il naturellement social.
Mais les besoins de l’homme sont loin de s’arrêter là. En effet, la famille a besoin de corps intermédiaires (qui lui proposent du travail d’une part, et des biens et services d’autre part) pour réussir à survivre ; et ces derniers, d’une société supérieure qui les organise : la société politique. De plus, l’homme étant un animal rationnel, il recherche non seulement à survivre mais aussi et surtout à bien vivre : l’homme en tant qu’homme ne peut s’accomplir que dans le cadre d’une société qui, dans un premier temps, contribue à son instruction et à son éducation, et dans un second temps, lui donne l’occasion de transmettre son savoir (le bien spirituel étant fait pour être communiqué) et de pratiquer la vertu, en particulier celle de justice ou de piété filiale (la fameuse pietas des Romains). Or une telle société ne peut être que la communauté politique ; communauté qui est logiquement celle de nos pères, et que l’on nomme en conséquence patrie.
Par conséquent, il est juste d’affirmer que « l’homme est par nature un animal politique », et, ainsi, qu’il lui est naturel d’appartenir à une Cité.

II. La Cité, un tout d’ordre


La Cité, ou société politique, est une pluralité de personnes (cause matérielle) réunies en une seule communauté par un État (cause formelle), en raison de leur nature sociale et politique (cause efficiente première) et de leur appartenance à un même peuple et à une même Nation (cause efficiente seconde), en vue d’un Bien Commun (cause finale). En tant que communauté, elle est bel et bien un tout ; en tant que communauté de personnes, elle n’est pas un tout substantiel (comme le serait un corps) mais un tout moral – tout qui n’en demeure pas moins réel – ; on parle encore de tout d’ordre, car c’est grâce à son ordre qu’elle subsiste en tant que tout (comme l’armée). Or, la fin d’un tout d’ordre en tant que tout d’ordre, c’est son unité, c’est-à-dire l’unité de ses parties.

De là vient que la fin de la société politique qu’on appelle Bien Commun, c’est l’unité de la Cité, ou amitié politique, puisque ses membres sont des personnes, et que l’unité de personnes, c’est précisément ce qu’on appelle l’amitié.

III. Principe de totalité, et conséquence en matière politique

Puisque l’individu appartient naturellement à une Cité (I.1.), puisque la Cité est un tout réel (I.2), l’individu est essentiellement à la société politique ce que la partie est au tout. Or, d’après le principe fondamental de totalité, « toutes les parties sont ordonnées à la perfection du tout : le tout n’est pas pour les parties, mais les parties pour le tout » (saint Thomas d’Aquin, Somme contre les Gentils, III, 112) ; en effet, la main est faîte pour le corps et non l’inverse : c’est ainsi qu’elle le protège naturellement s’il est attaqué ; de même, l’abeille est au service de la ruche, à tel point qu’elle est prête à mourir pour cette dernière.
Donc tous les citoyens sont ordonnés à la Cité ; la Cité n’est pas pour les citoyens, mais les citoyens pour la Cité.
En outre, « Le bien de la partie est pour le bien du tout » (saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, II, I, 109, 3), puisque la partie est pour le tout. Partant, il est clair que tous les biens particuliers sont ordonnés au Bien Commun.
Mais il est à noter qu’en s’ordonnant au Bien Commun, l’individu ne nie pas son bien particulier puisque c’est précisément dans le Bien Commun – entendu comme le meilleur bien de l’ensemble des membres de la communauté politique – qu’il trouve son bonheur, comme nous aurons bientôt l’occasion de le voir.

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