Vu d’Italie #2

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La Cocarde étudiante et ses alliés italiens et espagnols, le Fuan et Revolutio, vous proposent désormais un point d’actualité sur la situation dans nos pays respectifs.  Afin de savoir ce qui se passe chez nos voisins, sans passer par le filtre déformant des médias de masse, pour s’inspirer du meilleur et pour éviter le pire. Bonne lecture !

Dix-sept mois après la formation d’un gouvernement d’«unité nationale», l’Italie est à nouveau plongée dans une profonde crise gouvernementale.

À son origine, une nouvelle scission au sein du Mouvement 5 étoiles (M5S) de Giuseppe Conte, emmenée par une figure majeure de la majorité dirigée par Mario Draghi. En effet, la branche la plus modérée et proche du gouvernement du M5S quitte le parti autrefois fondé par le comédien populiste et anti-système Beppe Grillo dans le but de s’unir et de former un nouveau mouvement baptisé « Ensemble pour l’avenir », placé sous la direction du ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio. Cette division politique semble parfaitement calculée, puisqu’elle surgit en anticipation des élections de 2023, alors que le M5S est en chute libre dans les sondages. De son côté, le M5S (désormais dirigé par l’ancien Premier ministre Giuseppe Conte), ou du moins ce qu’il en reste, tente désespérément de se rassembler derrière une nouvelle ligne directrice en critiquant, depuis quelque temps, certaines des politiques du gouvernement Draghi, en particulier celles portant sur son soutien inconditionnel à l’Ukraine dans la guerre contre la Russie. Cette attitude récalcitrante à l’engagement total aux côtés de l’Ukraine semble avoir été l’un des prétextes utilisé par Di Maio pour précipiter la disjonction dont il est question. Cependant, malgré certaines déclarations, le mouvement de Conte est toujours resté fidèle au gouvernement, continuant à voter des mesures et gardant confiance dans l’exécutif. Du moins jusqu’au départ des militants proches du gouvernement et de di Maio, ce qui a également contraint le M5S à se distinguer du gouvernement afin de retrouver une place sur le marché politique en vue des prochaines élections. La semaine dernière, en effet, le parti a fait échouer le vote du dernier décret gouvernemental, déclenchant ainsi la crise.

En conséquence, le Premier ministre italien Draghi, prenant acte de la défection de ses alliés du M5S sur ce texte économique, a décidé de remettre sa démission de chef de gouvernement au président de la République, Sergio Mattarella. Dans la foulée, ce dernier l’a rejetée au nom de la stabilité (c’est Mattarella lui-même qui a nommé Draghi, refusant de recourir à des élections anticipées après la chute du gouvernement Conte). Et c’est en brandissant cette même stabilité que les autres partis de la majorité (ceux de centre-droit, la Ligue et Forza Italia, et ceux de centre-gauche comme le Parti démocrate et d’autres acronymes mineurs) demandent à Draghi de rester, quand bien même il ne serait plus soutenu par le M5S. Certains commentateurs estiment néanmoins que Draghi profite de la crise pour précipiter la chute de son propre gouvernement, afin de ne pas avoir à affronter l’automne prochain à la tête de l’exécutif. C’est en effet à ce moment que les conséquences les plus lourdes de la crise économique se feront ressentir, et qu’une loi de finance largement rejetée dans l’opinion du peuple italien sera soumise au vote.

La présidente du parti nationaliste Fratelli d’Italia, Giorgia Meloni, principale force d’opposition au gouvernement, ne transige pas et maintient sa position en faveur de la dissolution du Parlement : « Nous demandons des élections maintenant, parce que c’est la seule chose sérieuse et responsable à faire : les citoyens italiens doivent retrouver la liberté de choisir leur gouvernement ».

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