De l’antifascisme contemporain

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les antifas, police politique

« Vous serez haïs de tous à cause de mon nom ; mais celui qui persévèrera jusqu’à la fin sera sauvé » (Mt, XX, XXII)

Les 27 et 28 janvier derniers, la mobilisation organisée par la Cocarde pour garantir sa présence lors des élections des représentants de l’université de Nanterre fut perturbée à deux reprises.

La première fois, des cocardiers ont dû faire face à l’union sacrée du fond de bidet de l’UNEF et du NPA, ainsi que des derniers éléphants du cimetière de la CGT. Après plusieurs tentatives de résistance, ils furent forcé de se replier, combattant en sous-nombre.

Le lendemain, puisque quarante pisse-froids risquent déjà gros contre plus de cinq miliciens obscurantistes, l’Internationale de proximité s’est repliée vers une cible un peu moins dangereuse. Une élue cocardière de l’université sortait des bureaux de vote lorsque plusieurs dizaines de glorieux soldats de la liberté ont tenté, avec bravoure, de lui faire comprendre que malgré le bruit assourdissant de ses bottes qui provoquait, semble-t-il, une atmosphère nauséabonde, ils n’avaient pas peur. Qui pourrait leur jeter la pierre, aux vues de cette situation de légitime défense face à l’inarrêtable peste brune qui déferle sur le territoire français, presque aussi vite qu’un virus asiatique ?

On commet souvent l’erreur de s’échiner sans cesse à souligner à tel ou tel groupe de kapos libertariens névrosés l’incohérence idéologique dont il font preuve, et ce à grands renforts de discours logiques. Le problème de cette entreprise trop généreuse est qu’elle ne fonctionne absolument pas et qu’elle ne convainc personne, si ce n’est les sceptiques déjà acquis à la critique de leur loghorrée assourdissante. Pourquoi ? La raison en est très simple.

Viendrait-il à l’idée d’un médecin de souligner l’incohérence des hallucinations d’un patient en plein delirium suite à l’absorbtion d’une grosse quantité d’opium ? Non, et pour cause, le problème résidant en fait dans la consommation dudit psychotrope, le fait que des objets étranges se baladent dans son champ de vision n’étant qu’un symptôme.

De même, l’antifascisme est un suppositoire hallucinogène grâce auquel la conscience bourgeoise se donne les moyens de consoler ses tendances dépressives, somme toute assez légitimes. Autrement dit, lorsqu’un soliveau de dix-neuf ans clabaude à tue-tête les bienfaits de la société sans frontières et de l’inclusivité totale, ce n’est pas parce qu’il y trouve au départ le dixième d’une vérité ; ce n’est pas non plus parce qu’il pense vraiment que son contradicteur est un émissaire du IIIe Reich ; la vraie raison pour laquelle il est impossible de discuter avec un antifasciste pur jus, c’est qu’il n’a pas le choix de penser ce qu’il pense.

Psychanalyse du malêtre d’une névrose sociale-traître

S’il se risquait à considérer une seconde les faits, cela remettrait en cause, non seulement son existence entière, mais celle de ses deux misérables boomers soixante-huitards de parents et de beaux-parents (évidemment, notre insurgé antifasciste est un fils de divorcés citadins du secteur tertiaire, et il appelle son beau-père par son prénom puisque l’autorité est une construction sociale). Cela remettrait même en cause l’odyssée de ses grands parents, qui furent de ce parti des cent-cinquante mille milliards de fusillés intergalactiques, entrés dans le maquis en 1946. Si, donc, l’antifasciste dont il est question osait regarder la réalité en face, tout ce qu’il a connu depuis l’éclosion de sa conscience se dévoilerait sous le triste aspect d’un pharaonesque monticule de balivernes. Ce mensonge quasiment cosmologique dont il est la première victime est si dangereux à confesser que, comme la plupart de ses camarades, notre ami ne s’en émancipera pas, sacrifiant sa liberté pour sa sécurité. À sa décharge, sortir d’un tel conditionnement relève de l’héroïsme.

Depuis son émergence, l’antifascisme français ne fut jamais rien d’autre que le cache-sexe des socio-traîtres qui, acquiescant à l’idée révolutionnaire et subversive dans son fondement mais l’ayant corrompu jusqu’à l’os, se doivent de trouver un substitut rhétorique afin de maintenir la duperie que constitue leur présence au sein de la piteuse engeance des successeurs de Marx et Engels. Michéa l’expliquait admirablement, et il ne fut pas le seul à conchier la perversion de tout ce qui naquit du socialisme au contact du poison de l’idée libérale.

Ainsi fleurirent de la même manière les suppositoires du féminisme, du post-colonialisme, et toutes les fausses couches de la pensée déconstructiviste : tout cela ne représente ni plus ni moins qu’un loisir occasionnel à destination de la bourgeoisie oisive qui ne produit rien, qui ne souffre pas et qui a, au fond, tout à gagner à ce que soit maintenu le règne des voleurs. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est convenu ici que derrière l’arbuste antifasciste se cache le reste de cette prodigieuse cour des miracles philosophique.

Quiconque s’acharne à étudier les mystérieux specimens qu’engendrèrent les épigones de Derrida se rendra vite compte qu’aucune de leurs niaiseries n’est tenable au cœur du réel ; ce sont de pures cabrioles qui ne servent qu’à maintenir une conscience pleine d’illusions  dans la négation de l’évidence. Celui qui prétend, par exemple, qu’il n’y a pas de vérité et que tout est indéfini agit à rebours de ces thèses tous les jours de sa vie insignifiante, l’âne de Burridan oblige. Curieusement, l’antifasciste ne se reconnaît pas dans la figure pourtant sympathique de ce noble animal.

On pourrait longtemps gloser sur les procédés cognitifs qui amenèrent à de si délicieuses supercheries – et nous avons d’ailleurs publié un article pour le compte de la gazette catholique en ligne le Rouge et le Noir à ce sujet, mais l’important est de retenir que toutes ces fantaisies de fils de préfet ne doivent pas être prises pour plus qu’elles ne sont : des fadaises.

Un moribond qui sursaute

Quand un jeune cocu famélique clame que devenir un humanoïde transgéniqe à barbe bleue et affirmer augustement que l’on est un poulpe libanais est un bon moyen de lutter contre le capitalisme, le pire serait de s’énerver : ce serait gâcher un immanquable moyen de se divertir. En effet, qu’aurait-on à y perdre ? Sa lignée s’éteindra en deux générations à force de préservatifs, de chtouille ou d’antidépresseurs, sa masse corporelle approche dangereusement les trente kilos – ce qui est peu enviable du point de vue de la sélection naturelle – et son rôle dans la société de demain (puisqu’il étudie à coup sûr dans une filière qui n’a, concrètement, aucun débouché en dehors d’elle-même) sera absolument néant. Ayons, alors, l’obligeance de se repaître des gesticulations d’un bouffon qui joue ses comédies à l’oeil.

Notre ami est tellement conscient de sa détresse qu’aujourd’hui, comprenant qu’il fait déjà partie du passé et que les bottes impeccablement cirées de nos camarades cocardiers submergeront son monde en putréfaction, il se sent forcé de sonner les horions afin de réunir la multitude de ses coréligionnaires anémiques pour faire nombre. L’aide de matraques, de clubs de golf et d’amoniaque lui semble également nécessaire, le risque étant trop grand. Notre camarade n’a pas à souffrir la crainte d’être inquiété par la sûreté : ce sont des vieux amis de sa mère.

Voilà pourquoi il était nécessaire à notre castor d’être présent à Nanterre les 27 et 28 janvier afin de construire la grande digue contre l’envahisseur bleu blanc rouge. Mais puisque les fascistes étaient parvenu à romptre le barrage la première fois, il fallut à cette occasion rameuter le vieil oncle syndiqué afin qu’il apporte, grâce à son expérience dans le domaine de la lutte révolutionnaire (dont les principaux carburants restent la merguez et la vinasse subventionnées), une plus-value intéressante à l’initiative somme toute louable de notre cher coquebin. Ainsi, ce lundi matin-là, les outres à bières de l’arrière-boutique syndicale ont assuré la garderie des épigones de Dany le Rouge.

C’était, au fond, logique et bien senti. Dans le domaine des suppositoires, les syndicats ont un savoir-faire très attractif. Il faut admettre, pourtant, qu’ils en sont davantage à l’heure du petit matin qu’à celle du grand soir, malgré leurs récentes entreprises de blocage qui ont majoritairement consisté à faire suer tout, absolument tout le monde sauf les décisionnaires de la misère exponentielle.

Ces simagrées antifascistes se reproduisent de plus en plus fréquement, et s’accompagnent d’une brutalité qui ne fait qu’augmenter. Le caractère de plus en plus dangereux des altercations dans lesquelles la Cocarde se voit impliquée de force n’est évidemment pas plaisant.

Toutefois, il s’agit de ne pas oublier que chaque coup qu’un antifasciste hystérique porte à l’un de nos camarades est une raison de plus de s’endurcir, car la violence, symbolique, pernicieuse ou physique ira grandissante à mesure que cette organisation mettra leur vieux monde en danger. Elle viendra de partout, car tout est à moitié branlant et pourri. Elle viendra d’abord des étudiants libertaires, commissaires politiques de leur propre servitude ; mais elle viendra aussi des administrations, des mandarins, et même des juges si nos ennemis jugent cela utile.

Mais cette violence qui a pour but de broyer les corps et les âmes doit être notre fanal, notre oriflamme, car nous ne pouvons être qu’immensément fiers d’êtres autant haïs de tous les suppôts de la molesse, de la peur et de la médiocrité. Que les serviles alliés du grand marché et de l’internationale antifrançaise nous vomissent à volonté, qu’ils nous débusquent jusqu’au dernier afin de remplir leurs méprisables fiches de police ; qu’ils nous dénoncent, qu’ils nous calomnient, qu’ils nous combattent avec toutes les bassesses dont sont capables leurs cervelles malades ; qu’on prenne soin de nous signifier partout, toujours, que la post-modernité ne voudra jamais de ce qui nous anime. On aurait raison, en effet, car nous ne nous battons pas pour négocier les conditions de notre sujetion ; nous sommes là pour tout reprendre. Nous sommes le nouveau monde, et nous ne reculerons pas devant ceux qui ne défendent plus que des fantômes.

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