Partiels : quand l’Université se soumet à l’extrême-gauche

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Communiqué de

La situation de confinement que nous traversons produit de nombreux effets collatéraux, qui touchent notamment la vie de l’Université de Lorraine. En raison de l’impossibilité de se réunir, ainsi que par la faible continuité pédagogique, il serait injuste de ne pas modifier les conditions d’évaluation du semestre. La solution ne peut pas consister pour autant à offrir sur un plateau le semestre à chaque étudiant, ce qui ne récompenserait pas justement les efforts fournis par chacun.

L’extrême-gauche n’a pas manqué de sauter sur l’occasion et réclame la validation automatique du semestre pour chaque étudiant. Ainsi l’UNEF demandait, avec la ponctuation non genrée qui s’impose, que : « tou-te-s les étudiant-e-s obtiennent a minima la note de 10/20 à leur semestre ». Ces propositions effarantes, s’inscrivent dans la droite ligne de leurs tentatives de blocages récurrentes au prétexte de lutter contre telle ou telle réforme, mais ne parvenait en réalité qu’à réduire à néant la valeur des diplômes. Rien d’étonnant venant d’un syndicat subventionné par l’argent public et dont les dirigeants n’ont pas à se poser la question de leur avenir, à la différence des autres étudiants qu’ils prétendent défendre.

Alors que la proposition de l’UNEF était accueillie par les railleries des étudiants, le syndicat du système a pu compter sur son allié de toujours : la direction de l’université. Le Président de l’Université de Lorraine Pierre Mutzenhardt et le doyen Fabrice Gartner se sont pliés bien aimablement aux exigences des minorités d’extrême-gauche, en accordant le 10/20 à chaque étudiant en Droit.

Nous dénonçons une mesure qui contribue à niveler par le bas et à détruire l’ascenseur social permis par le système méritocratique.

Nous rappelons que cette complicité entre la direction de l’université et les syndicalistes d’extrême gauche est habituelle, car chaque blocage par lces mêmes individus est accueilli avec passivité voire bienveillance par la direction de l’université.

Pour permettre aux étudiants d’être doté d’un diplôme d’une certaine valeur, il est parfaitement normal de passer au filtre ceux qui y postulent en distinguant l’étudiant sérieux de l’étudiant oisif. Nous formulons des propositions d’évaluations alternatives mais réalistes. Nous proposons la tenue des partiels en ligne où les étudiants d’une même promotion reçoivent un sujet d’examen sur un créneau horaire fixé par le professeur. Cette option fut par exemple retenue par l’IAE Nancy.
Ayant conscience que cette solution peut présenter des difficultés pour les étudiants en situation de rupture numérique, nous proposons que l’université mette à disposition une salle adaptée afin de résoudre cette situation qui reste heureusement très largement marginale.

Choisissons le compromis entre la prise en compte de cette situation inédite que nous traversons, et la nécessité de stopper le nivellement par le bas décidé par le haut.

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