L’Université sous influence étrangère

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Mardi 5 octobre, le sénat publiait un rapport sur « les influences étatiques extra-européennes dans le monde universitaire et académique français et leurs incidences ».

La commission constate la présence de financements étrangers opaques, d’ingérences croissantes et d’interférences avec la hiérarchie de la part de pays extra-européens, facilités par la présence de nombreux étudiants étrangers dans les universités françaises.

Parmi ces pays, la Chine (dont le nombre d’étudiants en France s’élève à 47 500 selon le rapport) tient la première place. Les sénateurs évoquent une « stratégie d’influence globale », basée sur le « façonnage de l’image ou de la réputation d’un État », mais aussi d’intrusion et de « captation de données scientifiques sensibles pour les intérêts de la nation ou protégées par la propriété intellectuelle ». En clair, il s’agit d’influence discrète, mais aussi d’espionnage et de vol.

Ailleurs, ces stratégies malveillantes ont déjà conduit à des situations critiques. En 2020, les mains liées par des investisseurs étrangers qui lui imposèrent cette décision, une université australienne a exclu un étudiant parce qu’il critiquait le Parti Communiste Chinois.

Cet état des lieux alarmant montre à quel point la menace est sérieuse et répandue. Qu’il s’agisse de méthodes souterraines comme l’importation du déconstructivisme américain et de la culture « woke » qui gangrènent depuis cinquante ans nos universités, ou d’opérations plus agressives comme l’espionnage scientifique et le trafic de diplômes (dans le cas des affaires de Toulon et de Perpignan), les institutions compétentes doivent absolument y mettre un terme.

La Cocarde Étudiante invite le gouvernement français et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ainsi que les doyens d’universités, à se positionner clairement face à cette menace.

Qu’elles soient d’origines américaines, chinoises, russes, turques ou encore du fait de l’Union européenne, les opérations d’ingérence mettent en danger la recherche et l’enseignement français. L’université se doit de défendre bec et ongle son identité, son ouverture intellectuelle et son indépendance. Nous ne laisserons pas nos ennemis nous dérober ces vertus.

 

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