Propos d’un entrepreneur de déblocage : autopsie des barbares de l’intérieur.

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Il est 13h30, le 13 avril 2022, lorsque l’auto proclamée Assemblée Générale de tout ce que Paris compte de plus gauchiste, parvient à pénétrer, de force, dans la cour d’honneur de la Sorbonne. Leur motif ? Protester contre un second tour qu’ils considèrent comme l’énième épisode d’un affrontement factice au sein du bloc bourgeois : le fascisme contre le néolibéralisme autoritaire. Or il n’en est rien, la personne de Marine Le Pen cristallise un espoir populaire, celui des autochtones de la périphérie, des petits blancs comme ils disent, des paysans et des ouvriers, « le cri du peuple qui ne veut pas mourir » ; contre Emmanuel Macron : le champion de la mondialisation heureuse, du libéralisme triomphant, dont les bourgeois des grandes villes sont les plus grands bénéficiaires et les plus habiles promoteurs.

 

Outre ces considérations prétendument partisanes, notons que ceux qui sont prompts à dénoncer le capitalisme bourgeois et ses méfaits en sont très largement issus, car, ces antifascistes d’opérette, ces gamins mal éduqués qui ont atterri en sciences sociales, sont eux-mêmes les fils de cette bourgeoisie progressiste : des fils de profs, de médecins ou d’avocats, de cadres supérieurs du privé ou de hauts-fonctionnaires du public. Ayant cette filiation en tête, il faut considérer que l’action coup de poing, le blocage et le mythe communard de l’autogestion populaire, sont autant de tangentes par lesquelles se détacher de leur milieu sociologique d’origine, d’ajouter du sel dans leurs vies déjà bien tracées, ils jouent à la révolution comme nous jouions aux cow-boys et aux indiens, en clair ils s’encanaillent. Mais ils n’ont plus 12 ans, ils sont responsables de leurs actes par lesquels ils empêchent les autres étudiants, eux issus parfois de milieux plus modestes, de pouvoir poursuivre leur cursus et de participer aux examens printaniers qu’ils ont minutieusement préparés tout au long de l’année. Ironie et hypocrisie de l’histoire, ils condamnent à l’inertie sociale ceux-là même qu’ils prétendent émanciper, car, que vaut un diplôme obtenu dans de telles conditions ?

 

Ce refus catégorique des résultats du premier tour de l’élection n’est même pas compréhensible. Les antifascistes rejettentd’emblée, comme postulat de base, la démocratie parlementaire, ce système intrinsèquement bourgeois, à tort ou à raison d’ailleurs, là n’est pas mon propos. Alors, pourquoi contester les résultats d’un système qu’ils postulent comme fondamentalement vicié, et qui serait l’outil du grand Capital, qu’ils prétendent ou croient combattre ? Le cerbère antifasciste jouerait-il le jeu de l’hydre libérale ? Ainsi les enragés déchiquètent la main qui nourrit leur esprit famélique.

 

Et encore, si ce spectacle qui singe l’autogestion pouvait être l’occasion d’échanger, de lancer des initiatives originales et baroques où l’effervescence intellectuelle entre les étudiants de tous poils pourraient voir le jour, le mal n’en serait que moindre ; mais voilà, c’est tout le contraire : seules sont tolérées les sensibilités allant dans le sens de la doxa universitaire, de l’intersectionnalité niaise, toute critique de cette-dernière paraissant déjà suspecte et tout point de vue discordant comme coupable. Le crime de pensée y est instauré et toute intention, toute interprétation d’un de vos propos allant contre le « parti unique » vous condamne à la géhenne de l’antifascisme, le tout enrobé d’une ambiance délétère de violences physiques et morales. Le terrorisme intellectuel ne leur est pas étranger, ce sont des khmers rouges en culottes courtes.

 

Vous me direz que le tableau que je vous dresse ici est bien exagéré, pessimiste, voire complètement malhonnête, ne vous y trompez pas, ce n’est pas le cas. Je vous épargne l’aspect humain et matériel d’une telle épopée : la consommation ouverte de drogues dures, la promiscuité sexuelle extrême qui charrie avec elle son lot de maladies vénériennes, la crasse omniprésente, les odeurs pestilentielles de la nourriture en décomposition, de l’urine ou des excréments, les tags sur les murs, les débris de vitres brisées sur lesquels le joueur de tam-tam s’est coupé le pied, les portes fracassées, le mobilier inutilisable… Aux frais du contribuable français, la ressource inépuisable de l’État.

 

Sinistre comédie que voici, elle n’est pas fictive, elle a lieu dans le centre de Paris, dans le cœur même du quartier latin, à quelques mètres du tombeau de Richelieu, qui, s’il avait eu à se confronter à ces barbares de l’intérieur, ces « êtres qui de la vie possèdent un rêve opposé à celui qu’il s’en compose », aurait sans aucun doute prononcé cette réplique annonciatrice d’une charge sans merci : « j’aime l’odeur du napalm au petit matin. »

 

 

Baptiste Bouteiller.

 

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