Bac Nord : si Libé déteste…

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Libé a détesté BAC Nord. « Cinquante nuances de droite », pas loin du fascisme, des personnages trop hétéros… Si ça n’en fait pas encore un bon film, c’est au moins une raison d’aller le voir. Et il se trouve en effet qu’on est loin d’être déçu par le visionnage, et on en vient à remercier le quotidien subventionné d’être une excellente boussole inversée.

Le film montre le quotidien d’une brigade de la BAC des quartiers Nord de Marseille, dans sa réalité crue, violente, choquante, épouvantable. Une délinquance routinière, une violence importée, une cité dans laquelle la police ne peut même pas entrer, où elle manque d’être lynchée pendant une descente, scène d’une tension inouïe.

Le film a été accusé, par Libération ou par d’autres critiques un peu plus honnêtes, d’être peu subtil, manichéen, en noir et blanc. Et la critique, en effet, mérite une réponse. Certes, les choses sont ainsi présentées que nous nous sentons proches des trois personnages principaux, tous des « baqueux » : ils ont un visage, un nom et une personnalité, quand les hordes qu’ils affrontent dans la cité où ils cherchent à démanteler un trafic de drogue n’ont pas de nom, ni souvent de visage, puisque beaucoup sont masqués – et probablement pas par respect des gestes barrières.

Néanmoins il est faux de dire que la cité se résume à des yeux enragés qui percent à travers le tissu d’une cagoule. Il y a bien un personnage qui vient de cette cité, une jeune femme, qui se trouve être l’informatrice d’un des policiers, et qui justement témoigne de l’enfer de ce quartier, de ce territoire perdu, « là-bas, c’est Bagdad ». Désabusé, l’un des protagonistes le dit au début : « Les gens qui vivent là ont abandonné l’idée qu’on vienne les aider, on ne peut rien faire. » En cause : un manque de moyens et de soutien du ministère, une politique du chiffre qui compte de la même manière petit et gros délinquant… Il est faux, également, de dire que tous les policiers sont présentés comme des gens respectables, certains ne le sont pas : l’IGPN.

Certains, peut-être, commenceront à se poser des questions après avoir vu ce film. « Est-ce que ça se passe vraiment comme ça ? Est-ce qu’il n’y a pas un problème ? » Mais le spectateur averti aura su reconnaître d’emblée le sceau du réel appliqué sur cette fiction. Il sait que ces zones de non droit, de non France, de non civilisation, où la loi de l’État ne s’applique pas mais où une autre loi prime, celle des bandes, ne sont pas des décors de roman. Il sait qu’elles sont une réalité, ici, aujourd’hui, sur notre terre.

Un journaliste irlandais a posé la question à l’équipe du film : « Je me dis, peut-être que je vais voter Le Pen après ça. » Les réalisateurs se rendent-ils bien compte de leur rôle, à la veille d’une campagne présidentielle ? Il n’a pas entièrement tort. Mais beaucoup et depuis longtemps n’ont pas eu besoin d’une fiction pour « voter Le Pen » ou tout autre candidat du camp national : le réel leur suffit.

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