Le nécessaire abandon du TAFTA/TTIP

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Les opposants au traité transatlantique n’y croyaient plus : l’Allemagne — par la voix de son ministre de l’économie — et la France ont annoncé l’échec « définitif » de la négociation engagée sur un traité de libre-échange total entre les nations de l’Union Européenne et les USA. Ce « Grand Marché Transatlantique » vise à réduire, voire à supprimer, les règlements et législations qui régissent le commerce entre nos pays et aligner les normes des nations européennes sur les normes américaines. Dans le cadre de l’enseignement, le risque est grand que les universités américaines et privées puissent attaquer les facultés publiques pour « concurrence déloyale ». Ces sociétés, privées, pourraient par exemple reprocher devant les tribunaux les subventions aux écoles.

Un grand flou règne sur ces négociations, volontairement entretenu par les Américains et les fonctionnaires de Bruxelles. Barack Obama a fait de ce traité, qui changera à jamais notre économie et notre modèle social, le dernier défi de son mandat. Les médias ne rendent que très peu compte de l’état des négociations, et l’annonce de la volonté franco-allemande (sans doute motivée par les élections de 2017) est noyée dans la terrible affaire du « burkini » et ce qui est certainement l’évènement du siècle : la démission d’Emmanuel Macron.

Pourtant l’information de cette fin d’été est là.

Apparait aujourd’hui la grande faiblesse dans laquelle l’Union Européenne a plongé nos pays : ils n’ont même plus le pouvoir d’arrêter ces négociations. Margaritis Schinas (vous ne le connaissez pas, c’est normal, personne ne le connait), porte-parole de la commission européenne a réagi en rappelant que c’était cette même commission qui négociait et que les négociations entraient maintenant dans une « phase cruciale » et a même parlé de « progrès constants ». Vous avez bien compris, les technocrates, non élus, de l’Union Européenne « ont bien noté » et adressent une fin de non-recevoir aux dirigeants de nos pays, pourtant élus.

La perte de toute souveraineté, pourtant condition sine qua none de la démocratie, a mené nos pays à ne même plus pouvoir protéger leurs intérêts face à ce monstre antidémocratique qu’est devenu l’Union Européenne. Cette situation dramatique devrait alerter chaque citoyen avisé et chaque étudiant. A l’heure où la classe médiatique tente de vendre les Juppé, les Macron ou autre dirigeant « post-national », l’engagement politique et associatif, pour défendre ce qu’il reste de nos pays, devient vital. Ce combat pour la démocratie est celui de tous les Européens libres, ne laissons plus notre bien le plus cher aux mains de ceux qui cherchent chaque jour, à nous en priver.

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