Pour le principe du « casseur-payeur »

Après le défouloir auquel se sont livrés certains « étudiants » à l’occasion de la contestation de la loi ORE, l’heure est au bilan. Celui-ci est tout à fait nul en ce qui concerne l’efficacité de l’opposition à la loi sur la sélection : blocages et occupations des universités n’ont servi à rien, en l’absence notamment d’un soutien massif des étudiants et à cause de dérives idéologiques minoritaires.

En revanche les distractions militantes de l’extrême-gauche ont un coût :
plus de 7 millions d’euros afin de réparer les nombreuses dégradations commises. Des dépenses qui viendront évidemment affecter le budget du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ce qui n’empêchera pas nos belles âmes « révolutionnaires » de demander son augmentation à tout-va.   Lire la suite

Les fils de l’Europe contre les Pères de l’UE

Aujourd’hui 9 mai nous fêtons la Journée de l’Europe, en souvenir de la Déclaration Schuman du 9 mai 1950. Une déclaration « historique » qui laissait déjà entrevoir les errements idéologiques de la « construction » européenne : croire que la réalisation d’objectifs économiques et industriels permettrait de créer des solidarités entre les peuples, et notamment entre la France et l’Allemagne. Force est de constater que cette solidarité des peuples européens n’existe malheureusement pas, et que l’on cherche à la forcer en dépouillant chacun de son âme. L’Europe que nos élites bruxelloises chérissent, c’est celle d’une zone économique peuplée de millions de consommateurs, dans l’idéal coupés de leur histoire pour mieux accepter de nouveaux arrivants indispensables au libre-échange.

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La Cocarde Etudiante se joint aux amoureux de la France !

Avant toute chose, je tiens à remercier les créateurs du projet Les Amoureux de la France d’avoir pensé à nous, La Cocarde Étudiante, pour participer aujourd’hui au lancement de cette belle espérance.

Rassembler tous les amoureux de la France, voilà qui devrait pourtant être l’objectif de tout mouvement politique. Quoi de plus naturel quand on y pense que d’éprouver l’amour de son pays. Et quel pays que le nôtre ! Entre ses charmes géographiques, la générosité de son sol ou sa douceur de vivre qui demeure malgré tout dans bien des coins de l’hexagone, il est difficile de ne pas succomber.

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Directeurs d’université ou militants politiques ?

À l’heure où les Français s’apprêtent à élire un nouveau chef de l’Etat et à lui confier la présidence de la République, les appels à voter pour tel ou tel candidat se multiplient. Et les étudiants ne sont pas épargnés. Dans la rue, la presse et même notre entourage, on convainc, on débat, on discute, on avance des arguments, c’est normal ! Nous dirons même, c’est souhaitable en cette période de rendez-vous démocratique.

Toutefois, quelques universités ont vu leur directeur soutenir expressément un candidat auprès de leurs étudiants pour le deuxième tour, en l’occurrence Emmanuel Macron contre Marine Le Pen. Lire la suite

Macron, le pire des mondes.

L’élection présidentielle, parce qu’elle est le moment du choix de l’avenir de notre pays et donc de celui de sa jeunesse, ne peut laisser indifférent un mouvement étudiant universitaire ; c’est pourquoi nous, élus et membres de la Cocarde Étudiante, souhaitons faire part de notre position.

L’élection présidentielle française de 2017 est la confirmation d’un mouvement historique plus profond que l’on retrouve ailleurs en Occident : l’opposition de plus en plus marquée entre une population des grandes métropoles et celle rurale ou périurbaine, entre «gagnants» et «perdants» de la mondialisation financière et libérale, entre partisans d’une poursuite de cette dernière au sein de l’Union européenne et défenseurs de la souveraineté du Peuple et de la Nation. Lire la suite

Le projet de fusion Paris IV – Paris VI (UPMC) : une menace pour les Humanités

« Les universités sont des entreprises comme les autres ! ». Dans une volonté de participer au « marché commun de la recherche » et à l’ « économie de la connaissance » encouragés par les instances européennes, il faudrait rendre plus rentables, plus efficaces, et surtout plus compétitives nos vieilles universités françaises supposées sclérosées. Finie la tradition scientifique européenne qui chérissait l’idéal d’une quête de savoirs désintéressée, finie la connaissance en soi et pour soi. L’élève est un étudiant-client dont il faut préparer l’insertion professionnelle immédiate, si possible à moindre coût car l’éducation, dans un contexte de vaches maigres budgétaire, n’est plus perçue comme un investissement à long terme. Il est temps que les agents du service public se muent en ascètes de la performance. Ringarde, la culture ! Vive la culture, mais celle du résultat et du chiffre.

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